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L’orthorexie : trouble alimentaire encore méconnu

L’histoire du trouble En 1997, Steven Bratman, un médecin américain, présente et explique l’orthorexie mentale (1)(2). Trouble du comportement alimentaire nouveau, cet état pathologique prend racine d...

L’orthorexie : trouble alimentaire encore méconnu
Thomas Lemaire ·

L’histoire du trouble

En 1997, Steven Bratman, un médecin américain, présente et explique l’orthorexie mentale (1)(2). Trouble du comportement alimentaire nouveau, cet état pathologique prend racine dans l’obsession de manger aussi sainement que possible, une quête parfois exacerbée dans certains contextes d’entraînement intensif menant au burnout sportif. Ce trouble doit être évité en raison d’un lien possible avec l’image corporelle et l’estime de soi. Ce lien est commun à d’autres troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie mentale et la boulimie, mais aussi avec certains mécanismes biologiques impliqués dans le poids corporel.

Bien que l’orthorexie fasse peu à peu partie du discours médical, les recherches sur le sujet ne sont apparues qu’au début des années 2000. On estime qu’entre 2 et 6 % de la population souffre de ce trouble, qui touche principalement les professionnels du sport et de la santé. Mais il ne s’agit là que d’une estimation approximative.

Qu’est-ce que l’orthorexie exactement ?

Nous définissons l’orthorexie comme un état maniaque obsessionnel qui est motivé par le désir de maintenir un régime alimentaire sain et pur. La personne orthorexique fait une sélection non éclairée des aliments qu’elle croit être « sains » et l’aversion des aliments qu’elle considère comme « malsains ». Dans ce cas, la personne est privée de toute sensation de plaisir à manger.

Il est également essentiel de comprendre que la personne ne cherche pas à perdre du poids ni à déterminer la quantité d’aliments consommés ; en revanche, elle essaie d’évaluer et de juger le calibre des aliments. Il est essentiel de garder à l’esprit que, pour pouvoir parler d’orthorexie, la personne doit être trop stricte dans ses choix de critères et les principes sous-jacents sur lesquels elle se base ont tendance à être mal interprétés par des idées préconçues sur les régimes ou sur certaines approches comme le chronorégime et, par conséquent, à être coupés. Cela signifie que la personne atteinte d’orthorexie qui est convaincue de prendre soin de sa santé, risque en réalité de développer des problèmes de malnutrition qui pourraient être néfastes pour sa santé.

En outre, une personne que l’on croit atteinte d’orthorexie peut rapidement ressentir de l’anxiété lorsqu’elle n’est pas en mesure de contrôler son alimentation, ou de suivre le régime qu’elle s’est imposé pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. Un sentiment d’anxiété envahissant peut les amener à se sentir dépassés. Cela peut conduire à un comportement qui fait partie de ce trouble en ce sens que, pour satisfaire ses désirs obsessionnels, l’individu sera apathique tant vis-à-vis du monde que du travail. On peut alors parler de pathologie lorsque la personne a tendance à se mettre en position de souffrance et fait souffrir son entourage.

Comment établir le diagnostic ?

Certains signes peuvent nous avertir d’un comportement suspect et potentiellement dangereux. À titre indicatif, Varga et al. (2013) proposent cinq critères pour aider à identifier le problème, utiles pour comprendre la boulimie sans se juger et pour faire un point sur son alimentation et son état nutritionnel :

  • Obsession d’une alimentation saine qui conduit à l’abstention de tout aliment ne correspondant pas aux exigences personnelles et donc subjectives de l’individu ;
  • Un risque inhabituel pour la santé ;
  • Les conséquences du comportement qui se manifeste dans différents domaines de la vie (travail de socialisation, socialisation, etc.) ;
  • L’insuffisance ou la perte de poids due au régime alimentaire auto-imposé par l’individu ;
  • Le patient ne souffre d’aucun autre problème de santé qui pourrait causer ces symptômes.

Existe-t-il un traitement pour l’orthorexie ?

Il n’y a pas de « traitement » pour l’orthorexie. Le traitement proposé est fondé sur la TCC (thérapie cognitive et comportementale) ou l’ACT (thérapie d’acceptation et d’engagement). L’objectif du traitement est d’aider les patients orthorexiques à changer leurs habitudes alimentaires, à comprendre l’importance de la sécurité alimentaire et à reconnaître certains symptômes du foie. Celle-ci n’est pas nécessairement garantie par l’omission de certains aliments ou la consommation d’aliments jugés « sains » mais plutôt par une alimentation diversifiée.

Le véritable danger est de manger la même chose. En changeant notre alimentation chaque jour, nous augmentons les contaminants (à titre d’exemple, un Américain moyen consomme entre 8 et 10 repas différents chaque semaine, contre 20 à 30 aliments différents chaque semaine pour l’Européen moyen). Il est donc essentiel d’éduquer les personnes orthorexiques au fait que leur mode de vie est néfaste pour leur santé !

Au-delà de l’aspect diététique, l’individu orthorexique est souvent à la recherche de la pureté absolue et de la perfection absolue. Il est essentiel de bien comprendre les raisons qui les ont amenées à cette obsession de la nourriture. C’est pour cette raison que seul un psychologue, un médecin ou un nutritionniste professionnel qualifié et spécialisé dans ce type de traitement peut être recommandé pour traiter cette condition qui est une question sans réponse à de nombreux niveaux.

Sources :

  • « The Health Food Eating Disorder », Yoga Journal 1997
  • Thomas M. Dunn & Stevene Bratman, Sur l’orthorexie nerveuse : Une analyse de la littérature et des critères de diagnostic
  • Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, American Psychiatric Association
  • Classification internationale des maladies, 10e édition, OMS (Organisation mondiale de la santé)
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Thomas Lemaire

Coach sportif diplômé BPJEPS — 15 ans d'expérience en préparation physique

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